Faites un saut de 20 ans dans le futur avec « Le journal du futur » , un recueil de nouvelle de science fiction .
Prologue
2028 . La génétique a pris le pas sur toute autre forme de science en générant de fabuleuses découvertes qui ont changé la face du monde .
Principale pourvoyeuse d’emploi , elle a relancé une économie chancelante où les fossés sociaux se sont creusés au fil du temps amenant les émeutes mondiales de 2024 . Nous sommes en 2028 , le monde a la gueule de bois , mais la science progresse à pas de géant . Le clonage est autorisé par l’ONU , les mammouths reviennent sur Terre …
LE RETOUR DES MAMMOUTHS
Seconde chance
Ils sont visibles depuis quelques jours seulement dans le zoo de Beauval . Ils , ce sont les deux spécimens de mammouths . Uniques au monde car disparus depuis l’ère glaçiaire , ces mastodontes ont refait apparition sur la surface de notre planète après des décennies de recherches poussées sur leur ADN .
Entamé au début des années 90 , le projet « GEDEON » faillit être abandonné à plusieurs reprises . Les multiples tentatives pour mettre au monde puis garder en vie un spécimen à partir d’une souche de son ADN se sont soldées par autant d’échecs cuisants .
Ce n’est pas tant la procréation qui posait des problèmes insurmontables . La technique étaient parfaitement maitrisée depuis de nombreuses années . Elle impliquait la récupération du patrimoine génétique sur les tissus d’ un animal fossile dont les cellules étaient encore indemnes . Les découvertes en 2014 , près de la frontière sibérienne , de cadavres de mammouths parfaitement conservés allaient rendre le miracle possible .
Malheureusement tous les mammouths qui venaient secrètement au monde dans le laboratoire de biologie moléculaire des Eucaryotes succombaient au bout de quelques heures lorsqu’ils s’aventuraient dehors . Il a fallu de nombreuses années à l’équipe du Professeur Lachmann pour en trouver la raison et y apporter une solution définitive .
Certaines bactéries porteuses de germes mortelles et présentes dans notre monde moderne s’avéraient fatales pour nos pachydermes . Si la structure corporelle des éléphants était parfaitement conforme à la période tardiglaciaire , les chercheurs avaient omis un paramètre de taille : La qualité de l’air a évolué avec l’émergence des technologies humaines et l’industrialisation à outrance du XXIème siècle .
Une bulle au secours des mammouths
Un animal aussi imposant soit-il , habitué génétiquement à respirer un air pur et abondant ne peut pas survivre dans un monde pollué . C’est donc par un système de bulle hermétique directement scellé sur la tête que les deux spécimens ont pu survivre depuis leur naissance . Les chercheurs ont ensuite fait rentrer progressivement un peu d’air dilué jusqu’à ce que les ancêtres de l’ éléphant s’adaptent complètement .
Aujourd’hui , leur état de santé s’est stabilisé à un niveau optimal . Les deux mammouths évoluent en semi-liberté dans le zoo de Beauval où le public peut les observer moyennant la modique somme de 140€ . Une grande victoire pour le professeur Lachmann qui s’est immédiatement attaqué à un autre challenge : Redonner vie à un diplodocus .
OFFRE EXCEPTIONNELLE : Réservé aux lecteurs les plus assidus de » Jour de Buzz » . Pour un commentaire laissé sur cet article , un bon de réduction offert pour Mammouths-Land . Attention , ce bon de réduction sera à retirer aux caisses du zoo de Beauval à partir de Janvier 2028 .










